Vers un retour aux basiques de la communication ufologique partie 1

Vers un retour aux basiques de la communication ufologique partie 1

Sortir l’ufologie de l’étagère « livres/ésotérisme »

Une nouvelle pédagogie :
Le sujet des Ovnis/PANs a fait couler beaucoup d’encre depuis les premiers témoignages.
Nous savons qu’au travers de son histoire cette étude qui caractérise faits et mythologie en même temps, a construit une image pour le moins saisissante dans le petit de monde l’étrangeté.
Si nous voyons l’évolution de l’ufologie en tant que telle (comme étude) nous pouvons désormais l’inscrire au panthéon des « faits de société ».
En dehors du cadre de « l’OVNI lui-même » l’ufologie est aujourd’hui ancrée dans une constante où ce que nous avons comme matière est parfaitement adapté à notre contexte social et technologique en particulier, sans oublier la forme langagière qui en découle.
Dans ce cadre, il faut réapprendre l’univers de cette constante et en extraire les « rapports connexes » qui s’y rattachent.
Une ou des approches connexes permissives :
En présentant l’ufologie comme une forme culturelle, nous arrivons à aborder ce sujet avec plus de facilité ; en effet nous le rattachons à un fait de société ou la culture est omniprésente sous différentes formes (S.F, folklore, mythologie, croyances modernes…et aussi les faits !).
Du point de vue de la communication réapprise, l’ufologie peut se permettre dans ce contexte d’être en adéquation avec le langage actuel, qu’il soit scientifique ou lié à « la forme citoyenne » (citoyen ou médias).
La forme citoyenne, qui elle est logiquement la base de l’ufologie puisque tout y est rattaché à la démarche testimoniale (le témoin/ le témoignage) ainsi que le rôle social d’informer (ce rôle nous étant attribué).
L’ufologie doit se doter de cadre communiquant avec des lignes directrices visant à s’éloigner de l’ésotérisme généralisé (mystères, étrangetés, croyances occultes, anomalistique etc..).
Mise en garde :
Nous voyons apparaître actuellement une nouvelle réalité de l’ufologie adaptée aux contextes actuels qui peut mettre en danger un début de relation saine entre l’ufologie dite « communicante » (pour le média), la science (le scientifique) et la société (le citoyen).
Ces phénomènes langagiers visant à réduire l’ufologie à une voie intégrante au malaise des contextes sociaux.
Nous vivons un période difficile et en tant qu’observateur, nous pouvons nous apercevoir avec inquiétude que l’ufologie est intégrée à des peurs sociales, voire à des mythes qui façonnent son propre environnement.
L’ufologie deviens alors de « l’Eco-ufologie » (d’où « éco » pour écologie), elle devient une partie intégrante des tenant de la conspiration mondiale, elle intègre aussi les croyances les plus diverses comme « l’ufo-apocalypse » qui, je le rappelle, est un langage propagateur de sectes ; elle intègre également, même actuellement, une image lié à « l’anti-système ». Pour exemple : « tu crois aux OVNIs ? C’est bien, tu ne fais pas partie du système… ».
C’est-à-dire que là où le véritable travail est démontré depuis les premières études ou rapports sérieux sur le sujet, la constante actuelle vise à réduire l’ufologie à une image qui utiliserait des codes sociaux, en particulier ceux liés à l’internet (depuis l’ère de ce système, ce processus en croissance exponentielle !).

Un manque flagrant de responsabilité :
La démocratisation de l’ufologie doit d’abord passer par une analyse de son propre environnement.
Tout d’abord, il s’agit de faire comprendre que l’ufologie n’est plus le biais aux hypothèses, mais plutôt le biais à une forme de langage visant à sensibiliser les interlocuteurs avec le meilleur outil (et information) possible (cela peut être nos technologies de communication actuelles et pour certains, ce serait le cerveau !…sous certaines condition !).
Pour cela il faut une conduite, et nous déplorons cette conduite actuelle ; il est malheureux que des ufologues, animateurs, responsables associatifs, de magazine (ces fameux magazines aux couvertures apocalyptiques aguicheuses…) se complaisent dans le monde de la voyance, de « l’écologie culturelle », des phénomènes liés au domaine de l’anomalistique…etc. Bref quand le Fantôme, l’occultisme ou Madame Irma côtoient l’ufologie, cela ne fait pas bon ménage !
Il est notable que certaines « études connexes » (Fortéenne, J. Vallée…) liées au sujet de l’OVNI lui-même sont intéressantes, mais dans un cadre strictement réservé à la réflexion du « contexte Ovnien » (travaux sur les similitudes, rapprochements, histoire, faits.. etc..).
Il est permissif d’intégrer des « études d’hypothèses » au langage public et médiatique ; d’ailleurs l’histoire de l’ufologie nous l’a démontré à mainte reprise et on a fini par retrouver les ouvrages traitant du phénomène OVNI au côté du monstre du Loch Ness (aujourd’hui c’est plutôt la fin du monde !).
« L’arrière garde » a, elle aussi, une part de responsabilité dans la diffusion de ces informations et dans la conduite qu’elle doit tenir.
Elle a normalement un rôle social et « d’instructeur » auprès des plus jeunes. En effet, quand il n ‘y aura plus d’arrière-garde (du moins la plus réfléchie dans sa façon de communiquer), nous nous retrouverons avec un « système » à part entière qui créera sa propre croyance où toutes les données seront invérifiables et mélangées à tel point qu’il sera impossible d’en faire usage pour communiquer le mieux possible.

Remise en question globale de notre approche communicante :
« Le martien » doit donc rester là où il est ! Et l’homme, le chercheur doit, lui, travailler sur une refonte de son langage en ufologie.
Toutes données doivent être vérifiées lorsque l’on informe ou que l’on sensibilise ; on doit faire taire aussi certaines de ses passions pour démocratiser ce langage de façon qu’il soit accessible pour tous.
Il doit entre-autre savoir appréhender les autres contextes (le scepticisme, le nihilisme, négationnisme ufologique…) sous un autre angle et en faire l’analyse qui lui servira d’arguments hors cadre des polémiques (internes ou externes).
Il doit savoir comment fonctionne une institution officielle et ne pas obligatoirement en faire un jugement (ce qui malheureusement est souvent bien le cas).
Le Média est, lui, « maîtrisable » quand une bonne préparation à la communication avec le sentiment d’être juste un « diffuseur » d’informations saines, est une priorité dans sa forme de langage.
Pour finir :
Quand notre environnement ufologique aura compris que le rôle social et la sensibilisation à la démarche citoyenne sont primordiaux pour l’utilisation d’une nouvelle communication en s’appuyant sur ce que nous avons comme matière à cet usage, nous aurons fait un grand pas !! Et « l’enfant » deviendra adulte pour mieux appréhender l’univers qui l’entoure.

A.L

(source: http://metatv.org/feed)